|
|
Le Chien Guide: revue numéro 4
A l'occasion de la réforme de nos statuts, nous avons décidé de faire évoluer la dénomination de notre association. En effet, il est plus précis de dire, ou d'écrire, Chien Guide " pour " Aveugles que Chien Guide d'Aveugle. D'ailleurs, c'est plus conforme du point de vue sémantique. De plus, cette nouvelle dénomination donne une image plus exacte, sinon plus précise, du contenu de notre activité. Car, il s'agit non seulement d'aveugles mais aussi de malvoyants. Il est vrai que nous aurions pu nous contenter de dire " déficients visuels ", terme englobant l'ensemble. Cependant, nous avons préféré exprimer la différence notable, sinon énorme, peu prise en compte, qui existe entre la préparation et l'éducation d'un chien guide pour une personne atteinte de cécité totale et les malvoyants souffrant de lésions diverses. Leur évolution dans le temps entraîne des comportements et des réadaptations variables selon chaque cas. La formation d'un chien pour une personne atteinte de cécité n'est pas la même que pour celle qui ne souffre que d'une déficience visuelle. Au départ, le chien est le même, mais les relations, les adaptations et les voies d'évolution sont notablement différenciées. La prise en charge du malvoyant est bien plus complexe. Les stages de remises aux malvoyants sont radicalement différents. L'intervention préalable de l'orthoptiste est impérative afin d'évaluer les niveaux d'adaptabilité en fonction des équipements spécifiques en vue d'entreprendre un travail d'excentration ainsi que le suivi de la progressivité. Docteur Michel KLEIN Vétérinaire
LES PARASITES INTERNES. Les parasites internes sont les vers ronds (ascaris), les vers plats (taenias) et les protozoaires (giardias). Lors de fortes infestations les symptômes sont essentiellement digestifs (diarrhées, amaigrissement), et dans les cas les plus graves, anémies et occlusions intestinales peuvent entraîner la mort. Les animaux les plus à risques sont les chiots, les jeunes chiens ainsi que les animaux vivant en collectivité. En fonction de l'âge et du mode de vie, les parasites ne sont pas les mêmes. Les chiots sont essentiellement contaminés par des ascaris et des protozoaires ; les adultes par des vers plats. Les animaux vivant en collectivité sont souvent polyparasités du fait de la promiscuité. Les protocoles de vermifugation sont les suivants :
Ce sont essentiellement les puces et les tiques. Les puces peuvent être présentes toute l'année, mais surtout à la belle saison (d'avril à octobre). De nombreux produits existent pour les traiter mais les plus efficaces sont les produits rémanents (qui restent présents un à deux mois) : exemple frontline en spray ou en " spot on ", encore stronghold en " spot on " (qui a l'avantage de traiter également la gale d'oreille et les vers ronds, ce qui est intéressant chez le chiot). Les tiques sont présentes dans les sous bois, les haies, les grandes herbes. Elles présentent le risque de transmettre certaines maladies graves chez le chien (piroplasmose,...). Le frontline est également efficace, mais il faut le renouveler plus souvent. Certains colliers sont également efficaces (préventic). Drs C. JOLY, JC. ATTALI, Y. LAHIANI
L'ETHOLOGIE AU SERVICE DE L'EDUCATION CANINE. J'ai mis au point cette méthode d'éducation douce à la fin des années 70, on me pose souvent la question de savoir comment on peut " inventer " une technique d'apprentissage qui va à l'encontre de toutes les méthodes classiques par conditionnement négatif qui existent depuis les années 1900, au début de la cynophilie. C'est simple, j'ai observé pendant longtemps les loups vivant à l'état sauvage (ce que je nomme, n'en déplaise à certains, de l'éthologie de terrain), une démarche qui n'est pas courante dans l'étude du comportement des canidés, car il est évidemment plus commode de lire bien au chaud chez soi ce que d'autres ont écrit sur le sujet... En partant du principe de l'école de Watson " l'homme se construit, il ne naît pas tel quel " que l'on peut appliquer aux canidés " Dog is built, not born ", j'ai ouvert les yeux et constaté comment les individus effectuent des apprentissages chez les loups. Le Rappel : La mère revient de la chasse, elle lance un signal, les louveteaux sortent de la tanière et se précipitent. En arrivant près de leur mère, ils obtiennent la régurgitation de nourriture. Chez le chiot, cela correspond au rappel du maître associé à une friandise, la gamelle, la balle de jeu. Dès qu'il est revenu, il est récompensé ! Assis : Les louveteaux tournent, quémandent en léchant les babines de leur mère, elle lève la tête. Les louveteaux s'assoient. Couché : La mère va s'étendre, les louveteaux suivent toujours le museau comme s'ils y étaient " scotchés ", ils se couchent. Debout : La mère louve, lassée, va se relever. Le louveteau suit le mouvement et se dresse sur ses pattes. Chez le chiot, Assis correspond à lever la main qui tient la friandise, neuf fois sur dix, il suit le mouvement et s'assied. Le Couché s'obtient en baissant la main qui tient la friandise. Le Debout, en avançant la main et en la bloquant aussitôt. La marche au pied : si un individu porte une proie dans la gueule, il se fait escorter par les autres. Ceux qui sont très proches hiérarchiquement ou les jeunes qui n'ont pas encore appris le respect absolu du dominant, peuvent même tenter de s'en emparer en faisant mine de saisir latéralement ou en tirant avec prudence. Chez le chiot, cela correspond au maître qui tient une friandise ou une balle dans la main, et qui avance en présentant ce quelque chose de très intéressant, mais sans le donner. Une théorie de l'apprentissage. On peut citer ainsi une multitude de comportements qui sont modifiés par renforcements positifs, de manière " naturelle " chez les loups et, qu'on peut transposer dans l'éducation du chien. Bien entendu, il faudra associer la séquence comportementale et l'octroi de la récompense avec le signal à mémoriser (qui deviendra un ordre). Comme nous savons l'importance de l'expérience précoce, il faudra renouveler le plus souvent possible ces séances, à n'importe quel moment de la journée, en récompensant les approximations successives. Il existe une autre manière de travailler la Méthode Naturelle, avec toujours la démarche éthologique qui veut que l'on observe l'individu et que l'on fasse preuve d'empathie, cette fois on ne provoque pas le comportement recherché mais on attend qu'il apparaisse par " hasard " (en fonction des stimulations de l'environnement), en essayant de deviner, de ressentir les réactions du chiot et, au moment où le comportement recherché est en train de s'accomplir, on donne le signal qui y correspond (ordre) et on récompense. Assis, couché, debout, aboie, silence, en avant, apporte (s'il ramasse un objet)... L'avantage avec cette méthode, c'est que l'on n'exerce aucune contrainte sur le chiot, dans l'esprit de la Méthode Naturelle " il doit croire que l'on veut tout le temps le récompenser ou jouer avec lui, en réalité on met en place des apprentissages ". La Méthode Naturelle est tout à fait à l'opposé des méthodes classiques qui sont souvent basées sur l'insécurité et la dépendance. Dans les classes de jeux pour chiots, les maîtres s'amusent autant que leurs chiens et ce contentement est positif, par les signaux de plaisir émis, aussi bien le verbal que dans les signes subliminaux (inconscients). Apprendre en jouant développe les aptitudes cognitives et motrices avec cette dimension magique qui veut que " tout soit permis ", on fait acquérir des compétences, on renforce les relations, on fait familiariser aux stimulations très fortes ou à des objets inconnus sans réactions inhibitrices. A l'heure actuelle, la Méthode Naturelle a fait le tour du monde, elle a plusieurs fois changé de nom : " Méthode positive ", " Méthode symbiotique ", " Méthode par le jeu "... Elle est travaillée principalement dans les classes pour chiots ou " maternelle " pour chiots, dans la préparation à la compétition en obéissance et en pistage, on peut également l'adapter dans certains cas à la rééducation des comportements inadaptés (ludothérapie). " Je hais les coeurs pusillanimes qui, pour trop prévoir, n'osent rien entreprendre " Molière J. ORTEGA
Une semaine avant la fin de la gestation, paraissent les premiers signes de la mise bas. Délai variable selon les races, le nombre de chiots attendus et si la chienne est primipare (première mise bas). On notera alors une apparition de lait au niveau des mamelles, une dilatation et un relâchement de la vulve se manifestant par un basculement de l'arrière train. Quelques pertes translucides peuvent apparaître correspondant à l'ouverture du col. Ces signes sont dus à une contraction de l'utérus. Des signaux comportementaux imperceptibles suivent et génèrent un changement d'attitude se traduisant par un énervement, un grattage du sol et une tentative d'isolement en vue de préparer un nid. La chienne peut aussi refuser de manger et rechercher un contact accru avec ses maîtres. C'est à partir de ces signaux que notre vigilance s'accroît. La caisse de mise bas est préparée afin que la chienne s'y habitue. Tout stress doit lui être évité. L'écoulement d'un liquide filant à la vulve (fonte du bouchon muqueux) traduit le début imminent du travail. La chienne halète et des contractions de l'abdomen apparaissent... La mise bas commence. La reproductrice est couchée sur le côté, parfois accroupie, pour l'expulsion des chiots qui doit être rapide. Le chiot apparaît dans une poche de couleur noire-verte et associée au placenta. La mère doit percer cette poche car le chiot, encore relié au cordon ombilical, risque de se noyer en respirant. L'intervalle entre chaque expulsion est d'environ 20 minutes et peut augmenter en fin de mise bas. Notre présence, obligatoire mais discrète, apaise la chienne. Nous l'assistons pour l'expulsion si le chiot est bloqué ou s'il se présente par le siège (40% des naissances). Nous pouvons aussi percer la poche si la chienne est trop fatiguée ou inexpérimentée. Notre attention se tourne ensuite vers les chiots. On les secoue énergiquement, tête vers le bas pour dégager les voies respiratoires gênées par du mucus et s'assurer de leur bonne oxygénation. Le test du pli de la peau est effectué : la peau soulevée doit reprendre sa position initiale. On vérifie la capacité des chiots à téter et le cordon ombilical est désinfecté. Ils sont ensuite frictionnés pour être réchauffés et une lampe chauffante est installée pour assurer une température de 30-31°. A la fin de la mise bas, la vulve de la chienne est nettoyée et sa température contrôlée. Elle peut enfin se reposer d'autant plus qu'elle aura besoin de force pour nourrir ses chiots lors de la période de lactation. S. MOREAU
C'est un programme passionnant parce qu'il va déterminer tout le devenir du chiot. Son contenu veillera à un bon développement physique et psychologique ainsi qu'à la mise en place des bases éducatives. Un carnet de travail complet permet d'instaurer un suivi régulier. Au cours des six premiers mois, les familles d'accueil assistent à des réunions de travail bimensuelles à l'Ecole. Ces séances ont pour but de découvrir et comprendre :
Chaque réunion permet une mise en pratique de ces objectifs par un éducateur avec la famille d'accueil. Ce travail s'effectue toujours en symbiose entre le jeune chien et son maître. Dès l'âge de sept mois, le chiot vient ensuite deux ou trois jours par mois à l'Ecole. Il est confié à un éducateur pour être évalué dans des lieux variés et pour commencer une éducation spécifique. C'est le début de l'apprentissage de son futur métier de chien guide qui comprend :
S. MOREAU
Les Éducateurs de l'École de Paris pensent que pour que je sois en forme pour apprendre, je dois bien me sentir à chaque moment de la journée. Aussi, je vais vous décrire comment se découpent une journée, une semaine et plus généralement mes six mois de présence à l'École.
Chaque éducateur a trois chiens à éduquer. Ils disent qu'ils attachent de l'importance à nous choisir. Ils ont raison car un bon feeling au départ peut faciliter l'établissement d'une bonne relation. Moi ce que je veux c'est manger, boire, jouer, être caressé et coopérer "travailler pour les hommes" si on est gentil et pédagogue avec moi. La vie à l'École est très différente de celle que j'avais en famille d'accueil mais elle n'en est pas moins agréable. Notre lieu d'habitation se divise en trois parties : le box, la courette et l'enclos qui est un espace de semi détente. Le box est une partie fermée pour la nuit, assez spacieux, carrelé au mur avec une résine au sol et un chauffage par le sol, pour l'hiver. Il y a des caillebotis à différentes hauteurs pour ainsi respecter la hiérarchie et de l'eau toujours fraîche. La courette est aussi entourée d'un petit grillage. Rarement, il arrive que l'un d'entre nous saute par-dessus. Là aussi il y a des caillebotis. L'enclos est un lieu que je partage avec les autres chiens du chenil. Nous y sommes douze au maximum. C'est là que vers vingt et une heures nous faisons notre dernière sortie du soir. ![]() Du lundi au vendredi les éducateurs arrivent à huit heures du matin; Les " bonjours " sont très démonstratifs, nous devons très vite aller faire nos besoins au caniveau. Les éducateurs de l'Ecole, exemplaires, nettoient derrière nous. D'ailleurs, ils attachent de l'importance à l'exécution de tous les actes aussi petits soient-ils. Nous, on aime ça. ![]() Pour nous, un des éléments auquel bous sommes très sensibles, c'est la cohérence et malgré tous leurs efforts, on observe parfois quelques imperfections. C'est très difficile d'être un "homme chien". Le lundi matin à partir de 10h00 c'est cool, les éducateurs sont en réunion. Après le déjeuner, ils reviennent nous voir. Ils ont des feuilles qu'ils appellent " progressions et objectifs à atteindre ". Bien entendu pour nous, cela ne veut pas dire grand chose. Nos éducateurs ont sélectionné une trentaine de lieux (marché, métro...) où nous effectuons les exercices. En fonction de nos niveaux, les éducateurs adaptent leurs exigences. Très souvent nous partons en ville, en voiture. Nous sommes toujours tous les trois ensembles. Mon maître dit que je suis le plus soumis des trois et c'est pour cela qu'il me prend toujours en dernier. Lorsque nous sommes tous les quatre, il caresse toujours le plus fort de nous mais lorsque nous sommes tous les deux, loin du regard de mes deux compagnons, il est très attentionné avec moi. Le temps passe très vite, il est déjà seize heures trente, nous devons rentrer à l'école. A peine arrivé, notre éducateur va vers la cuisine, prépare nos gamelles, nous les apporte et, suivant toujours le même rituel, nous fait manger. Il nous emmène ensuite vers les enclos de détente où nous passons un petit quart d'heure ensemble. Nous avons droit aux dernières papouilles de la journée. Tiens voilà COLIN ! C'est la personne qui est chargée du chenil jusqu'à vingt et une heures. Il converse toujours un peu avec tous les éducateurs et éducatrices. Ils disent qu'ils se transmettent des informations. Avant de nous quitter jusqu'au lendemain, une dernière vérification, un dernier petit coup de raclette, un dernier regard. Certains soirs, les éducateurs nous emmènent avec eux. Ils disent qu'ils veulent mieux nous connaître. Parfois c'est parce que nous ne sommes pas en forme. Nous ce que l'on préfère c'est partir pour le week-end ; deux jours complets en tête-à-tête. Lorsque nous restons le week-end à l'École, les matins nous allons dans le bois pour de longues promenades. Le dimanche, on nous donne un gros os à moelle, c'est un vrai festin. Tous les jours se ressemblent un peu. Nous les chiens nous avons besoin de routine. Ce sont nos maîtres qui sont parfois un peu différents, on peut même dire qu'ils sont tendus, c'est comme ces jours où ils doivent mettre un bandeau sur les yeux, ils simulent l'aveugle. Ce sont les jours des évaluations. J. ROMERO
La rétinopathie pigmentaire est une maladie héréditaire autosomique dominante ou récessive liée à l'X. Sa prévalence en France est d'environ 20 000 cas recensés. 350 nouveaux cas sont découverts chaque année. Le diagnostique repose sur l'interrogatoire (antécédents personnels et familiaux) et sur la présence de plusieurs symptômes : baisse de l'acuité visuelle à prédominance nocturne, trouble de la vision des couleurs, déficit du champ visuel périphérique allant jusqu'à la vision " tubulaire ", éclairs et photopsies. L'aspect clinique du fond d'oeil retrouve un aspect de dépôts rétiniens pigmentés et clairsemés correspondant à la dégénérescence de cellules rétiniennes. Plusieurs examens sont réalisés pour confirmer le diagnostic (électro-retinogramme, électro-oculogramme, angiographie à la fluoresceine et le champ visuel). L'évolution est le plus souvent progressive commençant par quelques symptômes à l'adolescence et évoluant vers la cécité légale en quelques années. Plusieurs formes cliniques existent et associent des atteintes d'autres organes : syndrome d'Usher, syndrome de Bardet-Biedl, syndrome de Kearns-Sayre... Il n'existe actuellement aucun traitement ni curatif ni préventif. La prise en charge psychologique et l'aide professionnelle auprès d'associations spécialisées sont indispensables. Plusieurs traitements d'avenir sont à l'étude dont la transplantation de cellules rétiniennes et la thérapie génique. Dr SAYAG D.
Qui n'a pas ressenti le bien-être d'une caresse sur un chien, le sien, ou son propre plaisir ; qui n'a pas ressenti la joie de vivre , l'accueil du chien, vous faisant la fête ou vous reconnaissant remuant sa queue à tout casser, se tortillant, sautant ou exprimant des aboiements ; qui n'a pas ressenti le bien-être de la marche accompagnée par un chien qui à vos côtés court et revient ; qui n'a pas ressenti la vie auprès de ce si fidèle ami toujours à notre service ? L'Ecole de Chiens Guides de Paris propose un accompagnement du futur maître à partir de sa demande, étudiée au plus près pour trouver ensemble le compagnon " idéal " ; C'est celui-là ! Pas un autre ! Les professionnels complètent leur analyse : rythme de vie, rythme de marche, travail, trajets, habitat, rapport à l'autorité, connaissances des chiens, présence d'enfants, d'adultes, traits de caractères, connaissance des techniques de déplacement, utilisation des possibilités de vue,... autant de composantes qui vont permettre de se rapprocher de ce chien " idéal ". Il est alors virtuel pour peu de temps et très vite il va s'inscrire dans une réalité : cela s'appelle " les essais " de chiens ! C'est un vilain mot ; on pourrait dire la rencontre avec les chiens... Le maître candidat, le chien en éducation et l'éducateur vont former le trio du choix. A partir de ce moment là, l'accompagnement se poursuit avec l'animal dans l'éducation, la connaissance, l'instruction et la relation ; puis les séjours en week-end, le temps à l'Ecole et au domicile. Enfin, il y a le temps de la remise, adapté à chacun et à chacune, sous le mode qui convient, c'est la passation de pouvoirs, c'est la consécration de la confiance ; c'est le début d'une disponibilité des professionnels pour une aide continue si besoin... La qualité de ce travail nécessite pour l'Ecole de s'adapter à chacune des personnes. Nous le faisons de mieux en mieux et les délais de remise se raccourcissent, laissant au temps sa juste place, celle de la réflexion, du recul et de la connaissance. Notre bonheur est de voir chacune et chacun repartir de l'Ecole libre avec son chien, libre de l'amour de son chien... Bravo aux maîtresses et aux maîtres capables d'aimer et de se donner pour notre fidèle compagnon. Le bonheur est dans le pré...Il débute devant l'Ecole, sur l'herbe bien connue des chiens qui la fréquentent depuis l'enfance. Le bonheur est dans les pattes. P. VINCELET
Le numéro précédent vous présentait la technique de guide. Cette technique est utilisée entre autre, lors de la demande d'aide, situation parfois indispensable à l'exécution d'un trajet en sécurité mais mal vécue chez certaines personnes déficientes visuelles. La déficience visuelle introduit souvent des modifications dans la communication entre Voyant et Non-voyant, occasionnant :
L'impact et l'expression du handicap chez la personne déficiente visuelle sont fonction de l'individu et de son milieu. Du fait d'un sentiment de honte ou d'un environnement surprotecteur, la personne va s'installer dans une perte progressive de la vie sociale. Du point de vue des voyants, la présence d'une personne déficiente visuelle fait souvent naître un sentiment de gêne, de malaise voire de crainte. En même temps qu'il inquiète, le handicap attire. " Grâce au handicapé, l'homme " sain " se sent sain " -Veil. Les ressentiments et comportements des deux parties vont trouver matière à s'exprimer à l'occasion d'une prise en charge en locomotion. La locomotion, de par son essence même, met la personne en situation, la replace dans les réalités de la vie quotidienne en multipliant les expériences à l'extérieur, sources de contact social. L'instructeur de locomotion va donc accompagner la personne refusant la demande d'aide dans un cheminement vers l'autonomie. Il va l'aider à renforcer son estime de soi quelque soit son apparence, en la stimulant à agir afin qu'elle prenne conscience du bénéfice apporté par ces moyens de compensation. Les apports positifs d'un déplacement en sécurité et confort, vont rapidement contrebalancer, atténuer puis annuler les premières réticences à demander. La personne pourra dans un premier temps s'entraîner auprès de l'instructeur qui jouera le rôle du passant totalement inexpérimenté dans la technique de guide ou la donne de renseignements. Si l'instructeur de locomotion instaure le désir d'agir chez la personne, il l'amène également à prendre conscience, à accepter et gérer ses limites. Dès que la personne n'est plus en sécurité dans ses déplacements, la limite s'impose et impose à la personne de reconnaître ses propres limites. L'instructeur de locomotion va amener la personne à prendre conscience que la demande d'aide, ponctuelle, permet d'exécuter un déplacement en sécurité et donc de devenir autonome dans sa vie sociale, puisqu'elle pourra dès lors se rendre au delà d'un carrefour impossible à traverser seule ! Accepter la demande d'aide implique :
Ainsi, la personne déficiente visuelle intégrant au fur et à mesure ses limites et surtout ses possibilités et gérant de mieux en mieux son nouveau savoir faire, ne vivra plus l'attitude de l'autre comme aliénante mais comme bénéfique à son épanouissement. Isabelle BUISSARD AILDV (Association des Instructeurs de Locomotion pour Déficients Visuels)
La rétinite pigmentaire est un terme qui recouvre un grand nombre de maladies rétiniennes héréditaires touchant environ 20 000 personnes en France. Son évolution n'est pas sans provoquer une gêne dans le domaine de l'incapacité ou dans celui d'handicap. La prise en charge orthoptique d'une personne déficiente visuelle atteinte de rétinopathie pigmentaire est délicate et très difficile à effectuer. En effet, cette pathologie se caractérise par un rétrécissement progressif du champ visuel. La personne se trouve alors privée de sa rétine périphérique riche en bâtonnets qui lui permettait d'anticiper le mouvement. Privée de cette zone rétinienne, cet individu se trouve surpris lorsqu'il voit surgir devant lui une voiture à vive allure alors qu'il ne l'avait pas vue ni entendue au préalable. Il peut également se trouver confronté à une image qui se situerait dans son champ de visée sans être capable de pouvoir l'identifier et l'analyser. L'orthoptiste va alors effectuer une évaluation de ses capacités fonctionnelles afin d'apprécier les techniques compensatrices de la personne et d'essayer de lui donner des stratégies visuelles de repérage et de balayage de son espace visuel. Cette détérioration bilatérale de la vision entraîne également une gêne dans l'appréciation des contrastes, des couleurs, et des difficultés de vision en nuit. Certaines gênes peuvent alors apparaître comme :
V.A. BENSADOUN
La personne aveugle ou malvoyante, avant de pouvoir se déplacer avec son chien au harnais, doit donner un sens à sa nouvelle présence auprès du chien. Elle devra en toute première étape savoir canaliser l'attention de son chien, " sentir " et interpréter ce qu'il fait. C'est ce qui se définit à travers les exercices d'assouplissement. Stimuler l'attention de son chien C'est en ligne droite et dans un lieu connu que les premiers exercices vont se dérouler. Ils serviront de base de travail tout au long de la remise. La marche au pied. Faire marcher son chien au pied, c'est ne laisser au chien aucune place à l'initiative et donner au stagiaire sa place de maître. Le chien doit marcher derrière son maître, la tête au niveau de sa cuisse et le suivre quoi qu'il fasse; qu'il aille à droite, à gauche, en arrière, vite ou lentement. Cet exercice est loin d'être facile, car bien qu'appris, est " contre nature " pour un chien guide, En effet, depuis l'âge de huit semaines, ils ont appris à marcher devant et sont encouragés à prendre le maximum d'initiatives, bien loin de cette marche au pied où il suffit d'être obéissant. Les positions " assis " " couché " " debout " sont connues de tous et basiques pour le chien qui les apprend dès son plus jeune âge. Elles prennent une signification particulière quand elles sont demandées par un nouveau maître. Ce dernier obtiendra les positions souhaitées s'il utilise les termes corrects, la gestuelle adaptée et l'intonation de voix adéquate. La réussite de ce type d'exercices va permettre au maître de fixer son seuil de tolérance et au chien de s'accoutumer au fonctionnement de ce nouveau maître. Ces positions seront d'abord obtenues en statique, d'abord au pied, puis en bout de laisse puis en dynamique. Le jeu. Le chien qui débute une relation de travail avec une nouvelle personne a besoin de repères, qu'ils soient neutres, positifs ou négatifs. A travers le jeu, la nécessité de travailler la communication est flagrante. Le stagiaire découvre le jeu, un corps à corps maîtrisé par l'intermédiaire d'un jouet que chacun, maître et chien, tirera vers soi. Il apprendra à utiliser l'intonation, l'attitude corporelle, le lieu et le jouet adéquat et adapté à son chien. Le maître apprendra ainsi à déclencher la partie de jeu et à l'arrêter comme il le souhaite. Présence physique et morale. Une présence physique. La personne aveugle ou malvoyante doit prendre conscience que son chien la regarde et doit donc se donner les moyens de pouvoir le localiser et de savoir ce qu'il fait. Le chien n'a aucune notion des problèmes visuels de son nouveau maître qu'il prend tel quel, avec les repères qu'il lui donne. Le chien observera bien vite que ce nouveau maître a un seuil de tolérance différent de celui de son éducateur, qu'il ne dit rien à certains comportements mais réagit plus à d'autres. Se pousser quand il arrive n'a rien de poli, mais répond au seuil de tolérance physique du chien qui veut protéger ses pattes. La distance qui rapproche. Le stagiaire place son chien à un endroit qu'il définit (" ta place ") et l'incite à y rester. Il exprime ainsi sa fermeté verbale et une certaine cohérence gestuelle qui font appel à ses bases de psychomotricité. Ensuite le maître s'éloigne, le chien ne devant pas bouger. Il reste d'abord à vue, (selon son idée de la distance), puis hors de la vue du chien. Ce travail met en place la fermeté du maître, (" tu restes "), la confiance (le chien n'en profite pas pour se sauver !), l'attachement (le chien exprime sa joie aux retrouvailles). Lors des exercices à distance, le stagiaire peut mettre un grelot à son chien qui lui permettra de le localiser plus facilement ou placer un repère auditif comme un transistor, pour mieux situer " la place ". Le maître donne ainsi un sens à sa présence physique et exprime à nouveau son seuil de tolérance, ainsi que ce qu'il aime et n'aime pas. La manipulation. A travers des prises de contact physiques (brossage, soins ou manipulations pour identifier tactilement la position de son chien...) la personne aveugle ou malvoyante pourra s'imprégner de la présence de son chien, de ses poils, de sa puissance et de son volume. Certaines manipulations sont vécues comme des contraintes par le chien et le maître doit apprendre à sentir ses crispations et les moments appréciés, et devra surtout apprendre à les gérer. Outre l'outil de travail que ces assouplissements représentent pour le stagiaire, outre l'outil pédagogique qu'ils représentent pour l'éducateur, ils seront vite pour le maître et son chien de simples attitudes appliquées dans la vie quotidienne. Faire marcher au pied, jouer un peu en rentrant du bureau et des transports en commun, brosser et peigner le pelage de son chien, le nourrir ou le sortir le soir pour ses besoins, tant d'actes qui seront effectués avec automatisme dès la fin de la première semaine du stage de remise. Laurence B.
Je suis né en 1957 en Lorraine. En moi se trouvent donc exprimées la réserve du Nord et la fougue du Sud de par l'origine de ma famille : l'Italie, Venise. J'ai perdu la vue en 1987 suite à une rétinopathie. Ce fut alors un bouleversement dans mon existence. On peut réellement dire qu'il y a eu effectivement un avant et un après dans ma vie, que j'appelle ma " vie éclatée ". Avant et après avoir perdu la vue. Mais néanmoins, il y a toujours eu une continuité dans cette vie car avant elle était une aventure ou plutôt aventureuse (raids à moto dans le désert au Moyen Orient...) et elle est encore et toujours une aventure. Et ce, grâce à mon premier chien guide Fog qui m'a donné plus d'autonomie dans celle-ci et qui a été de toutes mes aventures, de tous mes voyages, même lointains, même en avion... Il m'a donné ses yeux mais aussi et surtout son enthousiasme débordant de Labrador, sa joie communicative (quand je lui renvoyais éternellement sa balle !) et surtout sa fidélité. Car fidèle il l'a été, comme seul un chien peut l'être, et je peux même dire jusqu'à son dernier souffle, jusqu'au dernier jour de sa vie, jour où il m'a encore accompagné au vernissage d'une exposition, avant de mourir dans la nuit, une triste nuit de novembre 1999... J'ai maintenant un nouveau chien, une chienne, Padou, qui a remplacé mon fidèle Fog. Padou est un Hovawart. Je ne la compare jamais à Fog car je ne peux pas la comparer. Car outre le fait que ce soit deux chiens de races différentes et que ce soit un mâle et une femelle, ils ont chacun leur personnalité bien distincte. Leur unique point commun est leur dévouement envers moi, dévouement total et même exclusif pour Padou tant elle idolâtre son maître... Comme Fog, elle est toujours avec moi, dans mon travail de sculpteur et dans tous mes déplacements de travail ou de loisir. Comme avec Fog aussi, je fais beaucoup de randonnées avec Padou. Les chiens en ont besoin et moi aussi, après un travail parfois minutieux et tendu dans mon atelier... La sculpture est en effet ma vocation, une nouvelle aventure. Et mon chien guide aussi fait partie de celle-ci. D'ailleurs j'ai déjà introduit mon chien Fog dans une de mes sculptures et je compte bien le faire pour Padou ! Depuis 1996, j'ai ainsi créé mon propre atelier et j'essaie de m'investir dans le parcours qui est ou se doit d'être celui de tout sculpteur. Je travaille régulièrement dans mon atelier, différentes matières, produisant des oeuvres originales au niveau desquelles j'ai introduit une approche nouvelle et personnelle mettant réellement sur un pied d'égalité le tactile et le visuel. Je trouve mes sujets d'inspiration surtout dans la vie quotidienne: j'aime me promener en ville, ce que je fais facilement grâce à mon chien guide, côtoyer les gens, leur parler. Cela me fait progresser dans mon cheminement personnel et me fournit mes idées de sculptures. Je participe aussi aux Salons artistiques tant à Paris qu'en province ou à l'étranger (Japon, Espagne...) et je réalise chaque année une ou plusieurs expositions personnelles. En 1998, j'ai reçu un prix qui fut pour moi très important, qui provoqua comme un déclic dans ma carrière. J'ai reçu, en effet, au Japon, le Prix du Gouverneur de la Ville de Kyoto, au cours du Salon international d'art " Kyoto 98 " où 400 oeuvres étaient présentées au Kyoto Museum. Ma sculpture, intitulée " Bonheur " -titre prémonitoire!- a fait l'unanimité du Jury qui ne savait pas que j'étais handicapé. Ce fut pour moi une joie d'autant plus grande quand j'appris la nouvelle, par fax car, au delà de ce que l'on peut appeler un certain " particularisme " et de toutes les difficultés qui en émanent, je veux être un artiste comme les autres. Ce prix m'a convaincu que j'avais ma place dans le milieu artistique, milieu où je me sens maintenant bien vivant, accepté, reconnu. On peut dire d'ailleurs que mon chien guide participe à cette reconnaissance. Il m'aide bien sûr à aller partout (il est d'ailleurs beaucoup plus sûr parfois qu'un guide humain... presque infaillible...) mais aussi contribue par sa bonne tenue, sa prestance (on nous a souvent pris en photo tous les deux!) à donner une image positive aux gens que je rencontre qui voient alors moins le handicap et plus la personne, le sculpteur... Valério DORIS, Fog et Padou
Une bande de gais lurons débarquant sur la pelouse de l'Allée Royale au milieu du bois de Vincennes par un dimanche matin ensoleillé. Le château de Vincennes en fond visuel et en fond sonore, les grelots des chiens guides impatients. Le décor de cette matinée est planté... Ils étaient une dizaine de marcheurs aveugles ou malvoyants parmi d'autres sportifs voyants " accrocs " au chien. Jeunes ou moins jeunes, voyants ou non, tous avaient pour dénominateur commun : le chien. Ils ont participé à la deuxième canimarche de Paris, organisée par la Cani-cross Club d'Ile de France, épreuve placée sous l'égide de la Fédération Athlétique Canine. Ils ont parcouru sept kilomètres sur terrain accidenté, marchant vite, évitant et contournant ce qu'il était possible de contourner. Et bien sûr dans la joie et la bonne humeur, la poussière et la soif. Et cela, sans distinction entre voyants ou déficients visuels : un beau défi sportif. Mention spéciale pour Mademoiselle Abonneau et Rélanne qui ont participé au Canicross, le vrai, le dur, celui ou l'on passe dans la terre, la boue, par les talus et les descentes à pic et quatre fois dans les rivières avec cinquante centimètres d'eau dans les pattes !!! Et tout cela en courant, s'il vous plait. Elles l'ont fait de gaîté de coeur. Relanne, harnais spécial pour l'occasion sur le dos, a su courir sans galoper et de façon régulière. Marie-Laure, sa maîtresse, a su suivre, se laisser guider, sauter, respirer en toute confiance... Bravo à toutes les deux pour cette preuve de confiance, de courage, de volonté et de bonne humeur. PS de Relanne : Merci de ne jamais répéter aux éducateurs que j'ai sauté dans l'eau sans scrupule, au harnais, comme si de rien n'était !!! Et que d'autres chiens guides et leur maître se joignent à nous pour cette expérience inoubliable l'année prochaine....
" Frida n'est pas un chien... c'était une partie de moi " Cette relation est si forte que nous, voyants, nous ne pouvons la comprendre. Ce qu'un chien guide apporte à son maître, nul ne peut le définir. Mais c'est certainement lorsque le compagnon disparaît, lorsqu'il s'en va que son action auprès de nous est la plus réelle. " J'aurais dû partir en premier "... Sa maîtresse était malade bien malade avant son fidèle guide. Les médecins ne lui donnaient que quelques mois à vivre, ou à " survivre " quand elle a fait sa première demande de chien guide. Frida lui a offert toute sa vie et elle lui a rendu. Elles se sont même payées le luxe de vivre leur retraite ensemble, tout en assurant la relève à travers un renouvellement ; Océane a pris le relais tant bien que mal avec Frida comme modèle. Tout notre soutien à cette dame qui a su donner tout ce qui était encore donnable à sa chienne Frida. A Frida, Eloge funèbre,
Je regarde la lune qui illumine le ciel entier Et je me rappelle le temps qu'ensemble on a passé. Sûrement que là haut Quelque part dans l'univers Une étoile, porte ton nom, Cinq larmes sont tombées Des larmes qui remplacent des mots jamais prononcés Et les regards désormais enfermés. Cinq larmes sont tombées en silence. La première pour le vide que tu laisses, Et ton odeur qui me manque, La deuxième parce que tu es partie Sand que j'ais dit MERCI, La troisième est venue sans surprise Alors que je pensais à ton doux regard La quatrième a roulé sur ma joue Celle-ci était simplement pour toi " Didou " Et c'est là que tombe ma cinquième larme L'INTENSITE DE TON ABSENCE FIXE L'ETERNITE DE TA PRESENCE SOIT ETERNELLE BELLE ANGE Une personne à qui tu manques beaucoup, Mélanie.
L'aide financière des Clubs LIONS des Districts Ile de France au profit de l'Ecole de Chiens Guides pour Aveugles et Malvoyants de Paris, et cela depuis la création de l'Ecole, est une chose très appréciable et nous renouvelons nos remerciements aux Clubs qui nous ont aidés. Aujourd'hui nous voudrions proposer aux Clubs LIONS trois autres possibilités d'aider l'Ecole. Nous comprenons parfaitement, pour être LIONS depuis quarante ans que les Clubs ne peuvent pas tous les ans parrainer un Chien Guide. La première solution consiste à mettre de coté une somme d'argent tous les ans et au bout de quelques années un parrainage de tout ou partie du Chien Guide est réalisable. Au passage il est bon de se souvenir que les Clubs LIONS peuvent ouvrir une ligne de placement à la Fondation des Lions Club de France et faire ainsi fructifier les sommes placées. La deuxième possibilité est de verser chaque année une somme d'argent sans envisager de parrainage. La troisième consiste à créer dans les départements de Paris et de la couronne une antenne ou association par département. Ceci a été réalisé et fonctionne très bien à l'Ecole de Chiens Guides d'Aveugles de l'Ouest. Il y a actuellement 13 antennes ou associations. En principe c'est un Lion qui est responsable dans chaque antenne. Ces antennes ou associations ont pour mission d'organiser des manifestations pour récolter des fonds telles que la vente de mimosa, de pommes, de muguet ou encore de faire venir pour un concert une formation musicale. Si certains Clubs organisent déjà de temps en temps ce genre de manifestations, ces antennes ou associations oeuvrent d'une façon pérenne. Une autre de leur activité est d'être présentes lors d'une manifestation ou d'un salon. Ceci à l'avantage de soulager le personnel de l'Ecole qui peut ainsi se consacrer complètement à l'éducation des chiens. Depuis plus de quinze ans le stand des Chiens Guides d'Aveugles est présent chaque année à la Convention Nationale LIONS. Souvent la question nous est posée: que pouvons nous faire pour aider les Ecoles ? Vous avez avec ces quelques lignes des réponses possibles. Si vous souhaitez de plus amples informations, Jacques BOUNIOL, Lions Club de Marines Vexin Français est à votre disposition. |
|||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||